Emphasizing worthlessness.

•28 octobre 2009 • Laisser un commentaire

That’s an obvious and well-known fact : the more you have to do, the more distractions you find to run away from it. I’m currently working on a presentation that would have changed the world if only I knew what was the subject about. Hmm. Of course I know : look at ancient History through the different intenational relations’ perspectives. FA-SCI-NA-TING.

And here I am : trying to give like a re-birth to my blog, which seems to be as complicated as finding out if Serbians of northern Kosovo should finally be re-integrated in Serbia. I was full of hope concerning this web place : I had eventually found a half-private space to write about extreeeemely relevant facts and experiences, and I guess that texts written in the middle of the night (yeah, in Poland, midnight is the middle of the night, since it’s dark outside at 4:30) out of pique can’t be so interesting.

So, what to do? Of course I could tell you all about international relations in my life, i.e. what is the point of Erasmus. But I haven’t really thought about it yet, and since I don’t wanna write something I could regret, to complain too early, or to seem too happy too early, I guess waiting is the good solution.

DSCF5047*from the Warsaw Uprising Museum

More than this, whatever it is.

•19 octobre 2009 • Laisser un commentaire

Recentrage (vous fatiguez pas, ça se dit)

•15 août 2009 • Laisser un commentaire

See...

C’était un passage obligé : aller voir mes grand-mères avant de partir. Parce que notre premier Noël loin les uns des autres, ça va faire bizarre (là vous pouvez pleurer). Mais c’est aussi fou de se rendre compte à quel point les images qu’on connaît, comme celle-là, nous paraissent plus uniques, et plus belles, alors même qu’on sait qu’on reviendra.

Je pars pas pour la vie, et pourtant j’ai l’impression de laisser des choses qui ne seront plus là au retour. Ok, sauf incident majeur, cette plage ne devrait pas bouger. Mais les gens, ceux qu’on aime, avec qui on vit, qu’est ce qu’ils deviennent pour nous si on ne vit plus avec eux?

Les seules choses qui me suivent sont celles qui m’appartiennent, alors que ce à quoi on tient plus que tout ne nous appartient pas. C’est ce qui fait une partie de sa valeur : le désir d’obtenir, et la peur de perdre. Personne n’écoute Epictète, qui n’a pourtant pas tort : pour être heureux, fais dépendre ton bonheur de choses que tu maîtrises. Peut-être que le bonheur perdrait de sa saveur… Quoi qu’il en soit, je laisse ici tout ce qui me rend heureux, même si je pars avec de quoi être heureux. Dans ma valise un peu, et le reste au fond de moi.

Si j’en voulais de cette vie différente, je l’aurais demandée. J’ai pas l’impression de l’avoir fait. (17 décembre 2007)

•15 août 2009 • Un commentaire

Les mots sont durs, et les phrases tranchantes. Je remets le nez dans mes débuts d’écriture, arrivé en prépa, automne 2007. Et je me redécouvre. J’ai 17 ans et six mois quand j’écris pour la première fois qu’il est éventuellement possible que ma vie ne ressemble pas à celle des autres. Mais c’est dur.

“Je sais que je n’irai jamais dans des boîtes gay pour me trouver un mec. Argh, un mec. C’est vraiment bizarre à dire. Ca me tue de devoir porter ça alors que j’ai rien demandé.”

Relire tout ça me rappelle un schéma psychologique découvert il y a longtemps, qui expliquait que face à une épreuve, l’Homme réagissait suivant cinq stades :

Le déni,

La colère,

La négociation,

La dépression,

La résignation.

Je n’ai pas oublié ce schéma au moment de mon acceptation, et il a été très dur d’admettre que je le suivais à la lettre. C’est très désagréable, et troublant, de se rendre compte que quelqu’un qui ne connaît pas votre existence sait exactement comment vous réagissez face à un problème. Mais en effet, je me relis, et je les reconnais, les cinq phases. Le déni, qui m’a poussé à croire que j’étais encore amoureux d’une fille avec qui j’étais à peine sorti huit mois plus tôt. La colère ensuite : pourquoi moi, j’ai rien demandé à personne. La négociation : “Si mon rêve c’est l’hétérosexualité, le couple stable et les gosses, alors pourquoi pas. J’ai le droit de faire ce que je veux de ma vie. Ce sera sans doute plus dur que pour les autres, mais en se donnant les moyens…”
Et puis un gros coup de déprime : “De la souffrance. Je suis en plein dedans. Il faudra en sortir un jour, et parler à quelqu’un est sûrement une voie de guérison.” Je me voyais comme “un être qui se cherche. Torturé. Et seul.” Février 2008.

Je rajouterai que, bien évidemment, manquer de confiance en soi n’arrange pas les choses. Mais ça amène des réflexions originales : “Coucher avec tout ce qui bouge sera difficilement envisageable avant la disparition de la voie TGV dentaire.”

Et enfin la résignation. Ce n’est pas très positif. Disons l’acceptation. Parce que déprimer seul dans son coin est un cercle vicieux en soi, un jour on en parle. Et on ne s’arrête plus. Me dire que c’est moi qui ai écrit toutes ces pages tristes, désespérées, déçues, me surprend. Le pire, c’est que j’avais la solution. Je savais qu’une fois les gens au courant, je n’aurais plus de mal à m’affirmer, à être plus sûr de moi, et à rencontrer des mecs. Mais je n’osais pas. Parce que nos bonnes vieilles valeurs, gros clichés et intimidantes institutions ne m’aidaient vraiment pas. Mais aussi parce que je n’avais pas une personnalité suffisamment forte pour assumer. Et ça, ce n’est la faute de personne…

J’ai parfois l’impression d’être un peu attardé. Quand j’entends ma soeur, 15 ans, me dire qu’un de ses amis sait qu’il aime autant les garçons que les filles, je suis épaté. Comment ai-je pû attendre tant de temps avant de m’en rendre compte?

Enfin, le passé est ce qu’il est, je sais que cette expression ne vaut rien, mais elle résume ma manière de voir les choses dorénavant : à quoi bon se torturer sur ce qu’on ne peut pas changer? Après tout, si on est tel qu’on est, est ce que ce n’est pas grâce à tout ce qu’on a fait, et pas fait? Et si ce qu’on est nous convient, pourquoi en vouloir à son passé?

Holidays suck

•30 juillet 2009 • Un commentaire

Je suis d’une humeur assez terrible. Profonde léthargie, envahissante, et bientôt pesante. J’ai l’impression d’avoir tant de choses à faire, et tout comme pour mes partiels, j’applique la règle la plus stupide qui soit : comme je ne peux pas tout faire bien, autant que je ne fasse rien. Résultat? Pour les exams, sans commentaire, je cherche plus à comprendre. J’attends le revers. Mais pour ce qui est de ces journées de soleil passées sur mon PC, il y a de quoi se poser des questions.

Ce n’est tout de même pas monstrueusement compliqué d’être un minimum productif. Lire un bouquin, prendre des notes sur un sujet quelconque, écrire un truc bien (et intellectuel de préférence, raisonnement ou analyse, quelque chose de concret quoi). Mais non. Page Facebook. Groupe Facebook (quoique celui-là est bien: S’engruler sous laquelle, ou comment mettre en évidence que Facebook est un efficace révélateur de la connerie des gens). Et puis Deezer : deux hits, un jazz, un… titre de blog. Dailymotion maintenant : un court métrage, et une pub. Deux blogs par ci, LeMonde par là, un coup de Désencyclopédie (merci Loïc) et de vie de merde (je pourrais au moins m’emmerder en faisant rire les autres, mais non). C’est même pas un cheminement, c’est “errement” qui correspond le mieux.

Dans un mois, à peu de choses près, je terminerai ma première journée de cours. J’aurai appris à dire dzien dobry, do widzenia et dziekuje. Les couleurs, les chiffres, les animaux de la ferme avec un peu de chance. Je suis déjà là bas. Si! Rien ne me retient ici, ce que je veux, c’est découvrir. Vivre autrement. Changer d’air, changer d’heure, que tout soit différent.

AvionBrooklyn Bridge – Alex Beaupain

“Tout est plus glamour quand vous le faites sur votre lit. Même peler des pommes de terre.”

•30 juillet 2009 • Laisser un commentaire

WarholComme je n’ai aucune mémoire visuelle, j’ai pris des notes. Parce que merde, Andy Warhol quoi, c’est quand même mieux d’en ressortir avec quelque chose en plus. Alors voilà:

Né le 6 août 1928 à Pittsburgh, première expo en 52, sérigraphies à partir de 62. C’est quoi d’abord, une sérigraphie? Une espèce de technique d’imprimerie, bref, ce qui en partie a fait la renommée de Warhol à partir de 1962. J’ai quoi d’autre? Mort le 22 février 87, comme Sophie Scholl, mais pas la même année, obviously.

En 69, il crée Interview, associé à John Wilcock, Paul Morrissey et Gerard Malanga. Un magazine toujours vivant aujourd’hui, à voir ici.

Interview bannerJ’ai noté trois stades (on pourrait se méprendre, loin d’avoir la capacité de repérer trois stades dans l’oeuvre d’un artiste, j’ai noté qu’il était écrit qu’il y avait trois stades):

Carricatural, 1948
Amusé, 1964
Hanté, 1986.

Intéressant non?

Et pardessus tout, j’ai noté des noms. De gens dont le nom ne m’est pas inconnu, mais dont la vie et l’oeuvre sont encore pour moi un mystère, partiel ou entier. Marilyn Monroe, 1962. Liz Taylor. Jackie Kennedy. Dominique de Mesnil, 69. Rockefeller. 7 decades of Janis, 67. Janis? Edie Sedgwick. Ethel Scull (celle de l’affiche). Mao Tse Tung, 1973. Un papier peint de Mao Tse Tung. Vote Mc Govern, 72 (Nixon). Marella Agnelli, 72. Kimiko Powers, 72 aussi. Rita Hayworth. Puis Debbie Harry, Judy Garland, Lana Turner, Marlon Brando, Dennis Hopper, Jane Fonda. Collaboration avec J.-M. Basquiat, en 84. Derniers noms : Gardner Cowles, Ernesto Esposito. Sarah Bernhardt.

Voilà. Tout ça ne ressemble pas à grand chose, pas d’analyse, pas d’avis, ni de jugement. Cette expo m’a interressé, mais pas touché. Je suis pas dedans. J’espère qu’on ne m’en voudra pas. Dis moi que non, Andy.

As-tu déjà aimé, pour la beauté du geste?

•30 juillet 2009 • Laisser un commentaire

GarrelJe trouve difficile de parler de quelque chose qui nous touche. D’abord parce qu’on a pas envie de l’abîmer, et puis parce qu’on est pas très objectif, du coup. Et après tout, si je trouve ça difficile, j’ai qu’à éviter de jouer au faux critique cinéma. Ca ne pourra qu’améliorer la qualité de l’article. Qui est vide, par conséquent.

Je n’aime que toi – Alex Beaupain

What an idea…

•29 juillet 2009 • Un commentaire

Flying makes friends

Cette création a un inspirateur, et il se reconnaîtra. Une Muse, pourrait-on dire. Ca n’a pas de réelle importance, après tout. Ce qui en a, c’est que je suis réveillé. Pourquoi ai-je arrêté d’écrire pendant tant de temps? C’est pourtant si nécessaire. Je ne sais pas si c’est propre à l’Homme, peut-être aurai-je un jour le temps de trouver une citation d’un illustre écrivain le soutenant. Ce qui est sûr, c’est que ça m’est propre, à moi. Et qu’il était temps de s’en rendre compte.

J’ai trouvé l’interface de l’hébergeur sympa, et, comme je l’ai dit, tout réveillé que je suis, j’ai foncé. Pourquoi ce titre au blog? Ils sont stressants, chez WordPress, ils vous disent de bien le choisir, parce que vous n’aurez pas de deuxième chance. Entre ça, et Dailymotion qui demande à la fin de son formulaire, “Prouvez que vous êtes humain”, Internet nous maîtrise. Pas trop, pour le moment. On plongera dans le docu-fiction une autre fois. Ou pas d’ailleurs.

La Muse a prouvé qu’elle était humaine. Je l’en remercie. Voici une inhumaine, mais non moindre, inspiratrice (grande hésitation sur “voici”, pour info, ce qui est proche ou ce qui vient. Voilà : l’éloigné, ou ce dont on a déja parlé).

Bescherellement vôtre,

Pierre.

Diferente – Gotan Project